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The ultimate selfie

poleurs.jpg(Dessin Poleurs)

27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:12

Souriez (tant qu'il est temps), vous êtes filmés :

Non, ça ne se passe pas à Molsheim. Enfin, pas encore… (-_-)

Non, ça ne se passe pas à Molsheim. Enfin, pas encore… (-_-)

Coup d'oeil ailleurs : 

Prix d'une caméra-piéton : 700 à 1 000 € / pièce (négociable)

-> Point de vue critique : un danger pour la vie privée ?

-> Cadre juridique (encore flou)

 

______________________________

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 03:11

0nze véhicules carbonisés, un mauvais gag :

Molsheim : feux de voitures

Pas sûr que tout le monde apprécie le cartoon ci-dessus, mais il y a un peu de ça quand même, hormis le phénomène de challenge intervilles...

Et justement, à propos de vidéo-gag et de caméras, quid de la vidéosurveillance vidéoprotection à Molsheim, dispendieusement censée rassurer sinon sécuriser les citoyens-électeurs de la cité Bugatti ?

Rien vu passer, transiter ni déambuler ?

Molsheim : feux de voitures
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 16:53

...« un investissement à fonds perdus ».

5192129-7747004.jpgC'est l'alarmant constat établi dans le cadre d'un récent rapport d'information du Sénat sur les investissements dans la police et la gendarmerie, signé Jean-Vincent Placé, lequel souhaite l'adoption d'un moratoire sur la vidéosurveillance, inefficace à ses yeux et au coût « particulièrement élevé ».

Après avoir passé en revue les crédits plus que conséquents alloués ces dernières années à la vidéosurveillance, Jean-Vincent Placé note qu’à ce jour « aucune étude sérieuse (ni en France, ni à l'étranger) n'en a prouvé l'efficacité en termes de sécurité publique », et propose en conséquence, entre autres recommandations « un moratoire sur les investissements relatifs à la vidéosurveillance, dans l’attente d’une étude scientifique indépendante sur les apports véritables de la vidéosurveillance en termes de sécurité (en termes de taux d’élucidation, de lutte contre la délinquance, de prévention, de sentiment de sécurité, d’aspects psychosociaux, de suppression de la présence humaine, de garantie des libertés publiques…) ».

Il préconise en outre de « réorienter le fond interministériel de la prévention de la délinquance (FIPD) vers son "coeur de cible", à savoir les actions de prévention sur le terrain plutôt que le financement de la vidéosurveillance ».

Par ailleurs, force est de constater que certaines formes de délinquances augmentent toujours.
En clair, censée être dissuasive, la vidéosurveillance ne semble pas effaroucher grand-monde : dans son rapport pour 2013,
l'ONDRP (
Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) note une progression des cambriolages de 12 % en zone contrôlée par la gendarmerie (soit 158 365 faits constatés) et de 8.8% en zone contrôlée par la police (soit 213.318 faits constatés).

Jean-Vincent Placé recommande en conséquence la mise en place d'indicateurs de performance relatifs aux dispositifs existants, afin de mesurer précisément le nombre d'affaires élucidées grâce à la vidéosurveillance.

A ce dernier propos, quid à cet égard d'un bilan (toujours attendu) du coûteux réseau "vidéoprotecteur" molshémien ? 
A quand une évaluation objective de la "performance" des caméras disséminées dans la cité Bugatti ?

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 00:05

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Décidément, notre vidéo-protecteur député, Laurent Furst, n'en rate pas une. Dans la foulée de sa malencontreuse co-signature, en plein tsunami Cahuzac, d'une "bouée" législative lancée à la rescousse des exilés fiscaux, il ne semble guère avoir rechigné à se joindre au commando parlementaire dépositaire d'une proposition de loi censée autoriser l'utilisation des caméras de surveillance pour "la prévention et la répression" de toutes les infractions punies par une contravention.

Et c''est le webzine Numérama qui nous crache le morceau, avec la tige et le noyau (pépins compris), rappelant à notre mémoire parfois sélective qu'à l'occasion des débats sur la très sarkozyste LOPPSI, l'ancienne majorité parlementaire avait non innocemment substitué le terme "vidéoprotection" à celui de "vidéosurveillance", dans "tous les textes législatifs et réglementaires". Un glissement sémantique manifestement destiné à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en l'occurrence "à instiller l'idée que la multiplicité des caméras de surveillance aurait pour effet de sécuriser les citoyens, ce que nulles données officielles ne permettent objectivement, à ce jour, de vérifier." 

"Or il est révélateur", dixit Numérama, "de voir que l'UMP propose cette semaine d'étendre le champ d'application de la vidéosurveillance à toutes les petites infractions punies d'une amende allant de 38 euros à 3000 euros, y compris celles qui ne relèvent pas de la "protection" des citoyens. C'est le sens d'une proposition de loi (doigt dans l'engrenage, ndlr) déposée mercredi par quelques dizaines de députés UMP, dont plusieurs pointures comme Bernard Accoyer, Eric Woerth, Lionnel Luca ou encore Patrick Balkany..." (et Laurent Furst, ndlr)."
Un texte étrangement non signé, soit-dit en passant, par le lumineux président de groupe Christian Jacob, ni par le sulfureux président du parti, Jean-François Copé (un problème d'éthique, sans doute).

"Il existe de multiples infractions diverses faisant l’objet d’une peine contraventionnelle qui ne peuvent pas être constatées et verbalisées par vidéo", regrettent ainsi les co-auteurs de la proposition, qui rappellent que les configurations dans lesquelles les enregistrements de vidéosurveillance peuvent être utilisés sont limitées par le code de la sécurité intérieure. "C’est par exemple le cas du dépôt d’immondices sur la voie publique, qui constitue une infraction au code de l’environnement" punie de 750 euros d'amende, arguent les députés.

En clair et en cas d'adoption de ce texte, toute infraction de toute nature pourrait ainsi se voir sanctionnée par le canal de la vidéosurveillance, "que ce soit le fait de déposer illégalement des ordures, d'uriner sur la voie publique, de dégrader un abribus, de ne pas ramasser une crotte de chien, etc.," autant d'actes délictueux susceptibles d'attenter gravement, pour sûr, à la sécurité intérieure de la République.

Rappelons pour mémoire qu'actuellement, seules les contraventions routières peuvent être, pour l'essentiel, matériellement et judiriquement constatées par caméras. Au grand dam des parlementaires précités, soucieux de compenser ce déficit sécuritaire via un redéploiement vidéo-répressif dans les moindres coins et recoins de notre banal quotidien. Un quotidien parfois tourmenté certes, mais finalement et pénalement parlant, à des années-lumière en deçà, par exemple, de la vertigineuse transhumance fiscalo-planétaire, hors caméras, de certains capitaux que l'on sait en exil, pour ne pas dire en fuite. Et ce pour l'heure globalement impunément, mais aux dépens fort dommageables de nos finances publiques.

Vous avez dit Big Brother ?
Pas pour tout le monde, assurément…

(Source).

-> Question insidieusement subsidiaire : quid d'un résultat d'exploitation de la fort onéreuse "vidéo-assistance" molshémienne, censée protéger et rassurer, sinon sécuriser l'électorat local ?


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 08:32

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Chapardée hors-caméra et répercutée sous le manteau, in extenso ci-après, une éclairante analyse au scanner, via le Canard Enchaîné, du récent ouvrage de Jérôme Thorel :
"Attentifs ensemble ! L'injonction au bonheur sécuritaire", paru aux éditions La Découverte.

Un pré-décortiquage livré à découvert, et sans cagoule, à la sagace réflexion méditative de nos concitoyens Molshémiens, depuis quelque temps déjà vidéo-assistés. Et "rassurés", si ce n'est sécurisés ?

Silence, on tourne :

A en croire un récent sondage, révélé lors d’un dîner de gala où se pressaient 200 spécialistes de la sécurité (Le Figaro- 25/3), les Français adoreraient être fliqués. et ils en redemanderaient. A la question : « Êtes-vous favorable ou opposé au développement de la vidéo-protection dans les centre-villes, dans les transports et dans les lieux publics ? », 75% des sondés auraient répondu oui. Génial, non ? « Il est rare d’arriver à un tel niveau de consensus » , triomphe le sondeur en chef.

Mais, on le sait, dans ce genre de sondage, selon qu’une question est formulée en usant de tel mot et pas de tel autre, la réponse peut changer du tout au tout. Or, dans ce cas précis, il suffit de lire un très consistant et passionnant ouvrage (1) qui décortique l’ordre sécuritaire en train de s’imposer en douceur, pour mettre le doigt sur l’entourloupe…


Comme le rappelle son auteur Jérôme Thorel, c’est en janvier 2010 que le gouvernement Fillon pond l’amendement CL 158 à la loi Loppsi 2, qui décrète ceci : désormais, dans tous les textes législatifs et réglementaires, le terme "vidéosurveillance", jusqu’alors d’usage courant, sera systématiquement remplacé par "vidéoprotection".
Et hop ! Le tour est joué. "Vidéosurveillance" est anxiogène, nocif, démobilisateur. "Vidéoprotection" rassure, anesthésie, conditionne les esprits à la soumission. Ce changement sémantique constitue en quelque sorte la « première incursion de la novlangue au Journal Officiel de la République française » note l’auteur.


La Cnil a embrayé comme un seul homme. et son président d’alors, Alex Türk, d’expliquer que, chez lui, dans le très PS département du Nord, « beaucoup plus de communes de gauche que de communes de droite recourent à des systèmes vidéo. Les maires de gauche que je rencontre reconnaissent que le terme de vidéoprotection passe mieux auprès de leurs administrés. »

La Cnil, les élus locaux, les médias : tout le monde s’y est mis. Et c’est ainsi que des tas de villes continuent à s’équiper en caméras, alors que, excepté dans certaines situations bien précises (casinos, entrepôts, trafic autoroutier, lieux fermés), rien ne démontre leur efficacité. « Elles peuvent parfois aider à identifier après coup l’auteur d’un délit, mais rarement d’empêcher de passer à l’acte, écrit Thorel. Prétendre que ces dispositifs font acte prévention contre d’éventuels crimes ou délits relève de l’escroquerie intellectuelle. » Et pourtant l’escroquerie continue. Et la gabegie aussi : les caméras, et tout ce qui va avec, coûtent des fortunes aux collectivités locales, ce qui, en période de serrage de ceinture généralisé, est particulièrement stupide. Mais qu’importe, puisque l’électeur se sent protégé. Ça lui donne un « sentiment de sécurité« . Ça fait cher le sentiment…


A Grenoble et à Marseille, des activistes ont récemment clamé avoir détruit des caméras au cri de 'Big Brother nous regarde, crevons-lui les yeux !' Ils ne font certainement pas partie des 75% de satisfaits. On espère qu’ils sont fichés !

"Attentifs ensemble" , ce message d’appel à la vigilance diffusé dans le métro parisien est l’un des plus emblématiques de l’ordre sécuritaire qui s’est lentement mis en place, en France et dans le monde, depuis la fin des années 1970, et qui s’est considérablement renforcé avec les attentats du 11 Septembre et la « guerre contre le terrorisme ». Le principal modus operandi de cet ordre sécuritaire consiste à nous impliquer en permanence dans la sécurisation de nos existences, tout en faisant de chacun de nous, selon une logique « proactive », des coupables en puissance.

Ainsi sommes-nous sommés de tout dévoiler, y compris les éléments les plus intimes de notre vie, et de mettre en berne notre liberté au nom de notre prétendue sécurité.

Ce livre, fruit de nombreuses années de recherches, est une enquête sur les mécanismes et les institutions de cet ordre sécuritaire : les « marchands de contrôle » et les officines plus ou moins officieuses de conseils en sécurité, les émissions de télévision et la presse dédiées à l’ordre policier, les paravents éthiques et les garde-fous illusoires comme la CNIL, qui en sont à la fois les rentiers et les porte-parole, les pompiers et les pyromanes.


Il offre aussi une plongée vertigineuse dans l’univers technologique qui lui sert de colonne vertébrale : les produits high-tech de la surveillance généralisée, nouvel eldorado du capitalisme policier…

Le Canard Enchaîné (03.04.2013) Jean-Luc Porquet.

(1) "Attentifs ensemble ! L’injonction au bonheur sécuritaire" , La découverte 324p. 22,50 €

Fin de séquence et clap de fin : vous pouvez à nouveau circuler et vaquer (en toute discrétion) à vos quotidiennes et citoyennes activités.

-> Pour en savoir plus et encore davantage sur la vidéosurveillance à Molsheim : coup d'oeil inquisiteur sur le listing des posts précédemment publiés à cet égard sur ce blog.


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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:25

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Dans un entretien accordé à la Gazette des Communes, le ministre délégué chargé de la politique de la ville annonce, concernant la prévention de la délinquance, que le soutien de l’Etat au développement de la vidéosurveillance ne sera plus érigé au rang de priorité dans le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD).

En 2013, l'enveloppe "vidéo" sera en effet divisée par trois et se limitera à 10 millions d'euros contre 30 en 2012, sur un budget global FIPD de 50 millions. Et ce au profit des actions sociales. Une bonne nouvelle, assurément !


"La vidéosurveillance peut être utile dans certains endroits" précise François Lamy. "Elle l’est également dans le repérage des délinquants, une fois le délit commis. Mais la prévention de la délinquance, c’est d’empêcher que le délit se commette. Il faut donc agir en profondeur, notamment sur l’appréhension de la violence par les jeunes. C’est un travail de longue haleine mais indispensable."

Virage à 180°, donc : "Tout le monde comprend que si on ne met pas en place des actions d’éducation dès le plus jeune âge et dans la durée, cela ne marchera pas. Dès la maternelle, il faudra parler du refus de la violence (...) Je suis un ancien instituteur. La pédagogie, c’est l’art de la répétition. Il faudra donc répéter le message autant que possible pour former les futurs adultes issus des quartiers."

Clairement à cet égard, le changement c'est maintenant : place à la prévention, position qu'avait adoptée en son temps, malgré les pressions préfectorales, le maire de Molsheim Marlenheim, l'un des rares édiles alsaciens à bouder lucidement les coûteuses (et peu opérationnelles) caméras, pour privilégier sur le long terme l'intelligence éducative à l'électoralisme sécuritaire ambiant, à courte vue.

-> En savoir plus (article accessible moyennant inscription au Club Prévention et Sécurité de la Gazette).


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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 00:15

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Divine surprise ! A Molsheim ? Mais non voyons, faut pas rêver, mais à
Nérac (Lot-et-Garonne) où les habitants (6 885 hab.) ont été invités par le maire (PS) à se prononcer, le 6 novembre dernier, sur un projet d’installation de 7 caméras, en répondant à la question suivante« Approuvez-vous, oui ou non, la délibération du conseil municipal sollicitant Monsieur le Préfet en vue de l'installation d'un système de vidéoprotection sur le territoire de la commune ? ».

Et ce au terme d'une "campagne" en bonne et due forme (réunions, affichage, dossier de présentation du projet (chiffres de la délinquance, localisation des caméras, modalités de vote, ...) téléchargeable sur Internet ou consultable en mairie.

Réponse : « Non » pour 58,76% (963 voix) des 30,84% d'électeurs qui se sont mobilisés. Un taux de participation inférieur à 50 % certes, mais un joli score tout de même, et dix fois supérieur, soit dit en passant,  aux quelque 3 % de Molshémiens qui avaient fait l'effort d'émarger (hors pétitions) aux consultations 2010 relatives au projet LIQa.

Question de culture politique, sans doute, mais aussi et surtout de pratique citoyenne, pas encore vraiment entrée dans les moeurs démocratiques de la cité Bugatti où l'idée même de "réunion publique" (thérapeutique ?) suffit à révulser nos édiles municipaux.
Alors un référendum, pensez donc, autant s'évertuer à vouloir décrocher la lune ! Ceci dit, ça ne coûte rien de demander.
A l'usure la longue, ce type de requête pourrait bien finir par aboutir, qui sait ? Et inciter progressivement les Molshémiens à s'impliquer en plus grand nombre, tout au long du mandat en cours. Ce qui n'aurait rien d'incongru. Encore faudrait-il leur en baliser la piste, durablement et sans faux-semblant...


Enfin bref, retour à Nérac où le maire et conseiller général (PS) va proposer au conseil municipal du 9 novembre 2011 (aujourd'hui) d’abandonner le projet : « Le vote n’est pas décisionnel, compte-tenu d’un taux de participation inférieur à 50%. Mais il demeure consultatif. Car le nombre de votants représente un échantillon important de la population. Nous n’installerons pas de caméras de surveillance. Nous allons cependant réfléchir à des dispositifs plus adaptés de prévention ».

Et différemment adaptés au contexte, à savoir une vague de dégradations (et ses possibles répliques) sur des édifices publics et de cambriolages, qui avait conduit la préfecture du Lot-et-Garonne à préconiser le recours à la vidéosurveillance.

Proposition démocratiquement rejetée, donc, après une bonne année de réflexion, une étude des besoins par les services locaux de gendarmerie, la prise en compte de la capacité financière, technique et humaine de la commune et enfin le "référendum décisionnel local" que l'on sait, fondé sur les 3 postulats suivants :
- le coût du projet (230 000 euros) qui obligeait à de nouveaux arbitrages dans le choix des projets communaux,
- le fait que cela ne faisait pas partie du programme du mandat,
- l'évidence que ce débat transcendait toutes les couleurs politiques.

Un modèle, parmi d'autres, de gouvernance associant concrètement les administrés à l'élaboration des orientations budgétaires et politiques de la municipalité. Et à leurs enjeux partagés, en pleine et collective connaissance de cause.

-> En savoir plus : dossier d'information (doc pdf). 

-> Source : La Gazette des Communes.
-> Coup d'oeil vidéo (sans surveillance) :


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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:15

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Le ministère de l’Intérieur publie beaucoup en ce moment, particulièrement un train de circulaires touffues présentant les dispositions hétéroclites de la LOPPSI 2. Deux d’entre elles concernent les communes, notamment
celle du 28 mars 2011 dissertant sur la prévention de la délinquance en général, et sur le développement de la vidéosurveillance en particulier.


Sur ce dernier point, la circulaire rappelle à titre liminaire que l'article 17 escamote le terme de "vidéosurveillance" au profit exclusif de celui plus avenant de "vidéoprotection", dans le cadre législatif et réglementaire. Et appelle l'ensemble des services de l'Etat et des collectivités territoriales à veiller « à ce que cette nouvelle appellation soit désormais employée, notamment dans leurs écrits et sur les panneaux destinés à l'information du public ».

Dont acte.

Première conséquence : à peine mis en place et boulonnés, les panneaux molshémiens sont d'ores et déjà "has been", hors des clous réglementaires et en passe d'être à court terme ringardisés par ce glissement sémantique. Au train où passent les modes terminologiques (cf "Molsheim sous vidéo-assistance"), ils pourraient même bientôt faire figure de "collectors" susceptibles d'attiser la convoitise des collectionneurs du genre, et donner lieu, en fin de parcours, à de troubles négoces dans les coulisses des marchés aux puces alentour.
---> A surveiller d'un oeil, et même des deux voire des trois (on braque sur les panneaux celui des caméras ?)...


Mais au-delà du fun de l'anecdote, s'agit-il d'une banale affaire de terminologie ? Au travers des mots substitués, c'est clairement la perception par l'opinion qui  semble visée par cette entourloupe lexicale. Et partant, le souhait de rassurer les citoyens encore rétifs via une présentation moins effarouchante et plus "maternante", excluant toute atteinte à la vie privée, de ce qui demeure fatalement un système de surveillance policière, exposé à d'éventuelles dérives (on redoute imagine, par ex., l'usage que seraient tentées d'en faire certaines franges politiques extrêmes, actuellement très en vogue, si elles se hissaient au pouvoir...).

Un système en outre douteusement efficace, en termes de dissuasion et de prévention-protection : être filmé, c'est être surveillé protégé, serine-t-on volontiers place Beauvau, dans les préfectures et les hôtels de ville. Mais force est de constater que la rubrique "faits divers" est "riche" d'agressions perpétrées brutes de décoffrage, à découvert et jusque sous l'oeil impavide des caméras "protectrices", médiocrement dissuasives. L'efficience de la "protection" se résumant, le mal étant fait, en l'aléatoire identification a posteriori des délinquants (un cas résolu ici ou là, généralement surmédiatisé et cachant la forêt de ceux non élucidés).

Pas très rassurante à l'examen donc, cette vidéoprotection à effet décalé, mais néanmoins prônée par nombre d'élus (de tous bords) prioritairement soucieux d'anesthésier de tranquilliser leur base électorale la plus traditionnelle. Sans parler des lobbies industriels qui exploitent ce filon lucratif, en immédiate périphérie des allées du pouvoir.

Bref, on n'émerge guère du discours étroitement répressif en aval, au détriment d'une véritable politique de prévention en amont traitant le mal à ses racines. A l'image du fameux plan "(dés)Espoir Banlieues", en déshérence croissante sur le terrain et bientôt remisé dans les cartons de l'improbable ministère de la Ville.

La suite au prochain épisode (---> LOPPSI 3 ?)...


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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 21:33

C'est l'automne ! Les châtaignes se ramassent à la pelle, et les feuilles mortes aussi. Sans oublier bien sûr les champignons dont quelques spécimens très particuliers prolifèrent actuellement en certains endroits très localisés de la cité Bugatti.

Les fins connaisseurs et autres mycologues avertis y reconnaîtront sans peine en effet les "Video ostendit annotata" avoisinant généralement les "Probatur venenatis cameras".

Coup d'oeil prudent :

   PICT2422

---> A consommer avec une extrême modération et dans la stricte observance des prescriptions thérapeutiques délivrées par les officines assermentées de la CNIL !


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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 22:20

video-protection-20081023-175428Cette fois ça y est, c'est officiel (cf Le Molshémien n° 58, pages 22 et 23), les administrés de la Ville de Molsheim accèdent au statut de citoyens vidéo-assistés à part entière. Passant outre la querelle sémantique opposant spasmodiquement, ces derniers temps, les tenants de la vidéosurveillance (orwellienne) d'une part et ceux de la vidéoprotection (maternelle) d'autre part, la cité Bugatti met en scène un nouveau concept : la vidéo-assistance, censée "concilier préservation de l’ordre public et respect des libertés individuelles", moyennant l'application d'une charte d'utilisation et la création d'un comité d'éthique. Dont acte.

Nombre de molshémiennes et de molshémiens seront ainsi ravis d'apprendre, via ce "scoop" du bulletin municipal et en l'absence de tout débat passé, présent et à venir, que leur tranquillité citoyenne est désormais vidéo-assurée, à l'insu de leur plein gré, aux 5 coins de la cité ainsi qu'en 3 endroits dits "sensibles". Soit en tout 8 sites* momentanément dépourvus de toute signalisation réglementaire.

A ce propos et sans vouloir être désagréable, on imagine volontiers et en toute confiance (bis repetita) que le décret n°2006-929 du 28 juillet 2006 réglementant la vidéosurveillance des espaces publics en général et son art. 13-1 en particulier (signalisation in situ au moyen de panonceaux) connaîtra un début d'application dès réception définitive des installations (fin septembre, croit-on savoir).

En attendant et faute d'avoir associé en amont les molshémiens à cette coûteuse initiative (au fait, combien ça coûte, maintenance comprise ?), on pourrait se risquer à les impliquer en aval (mais à titre accessoirement consultatif bien sûr, faut pas exagérer !), sous forme d'un sondage-concours sélectionnant leurs préférences terminologiques en la matière : vidéosurveillance, vidéoprotection, vidéo-assistance, vidéotranquillité, vidéodéfense, vidéosûreté, vidéoflicage etc., la proposition la plus originale se voyant récompensée, par le comité d'éthique, d'un droit d'accès permanent aux images capturées.

* Lieux de tournage présumés :

- Rond-point vers Dachstein au niveau de l'entreprise Weldom
- Rond-point du Stadium et de l'Aire des Gens du Voyage (classe voyageuse, classe dangereuse ?)
- Carrefour au niveau de l'entrée de la ville et de l'entreprise Messier-Bugatti
- Carrefour de la Sous-Préfecture
- Carrefour de l'entrée de la ville par Saverne et de la rue des Remparts

- Maison Multi Associative
- Centre Socio Culturel
  - Ecole Maternelle des Prés
Centre de Supervision de la vidéoprotection : Mairie de Molsheim.

A lire sur le site Médiapart :
Vidéosurveillance : un coût très important pour des résultats très faibles.


A lire également :
A Obernai, les caméras fleurissent dans la plus grande opacité.



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