Contemplation + ou - critique d'une belle assoupie dans son alcôve territoriale, assortie de coups d'oeil ailleurs...
Par Stierkopf
Rupture de jeûne
Il était une fois un farouche Alsacien figé dans moult certitudes et convictions particularistes locales, concentrées fin juillet 2016 en une sommation pétitionnaire sans concession : Rendez-nous l'Alsace !
Une charte d'opposition au Grand Est, suffisamment indigeste à ses yeux pour refuser obstinément d'y "croquer". Et ce jusqu'à friser l'anorexie ainsi qu'illustré dans le dessin ci-dessous, recyclé et "personnalisé" pour la circonstance, ce dont voudra bien nous pardonner l'auteur originel du cartoon-source détourné (Yannick Lefrançois, dessinateur DNA patenté) :
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Bref, une posture de résistance regroupant 15 628 signataires, lesquels n'auront récemment pas manqué, sauf myopie partisane, de se sentir un bessele floués par l'inopinée volte-face et soudaine appétence du tirailleur Laurent Furst pour le susdit territoire expansé.
Mais rien de boulimique, rassurons-nous, juste une rupture de jeûne "réfléchie" à caractère samaritain : "Le maire de Molsheim, initiateur d’une pétition contre le Grand Est, « ne voit personne d’autre que Jean Rottner capable de conduire efficacement les politiques publiques de la Région ». « Perdre la direction de cette région serait dramatique, surtout pour une compétence aussi importante que l’économie », note Laurent Furst" (Source DNA).
Admettons… A l'instar, soit-dit en passant, de son colistier obernois, jouant lui aussi les saint-bernard : "Le maire d’Obernai justifie ce ralliement « au nom de l’intérêt général » au moment où le pays traverse une de ses pires épreuves. Aujourd’hui, il préfère « dépenser de l’énergie » pour soutenir l’économie que d’entretenir des querelles. « Il nous faut un chef et une troupe », dit-il." (Source DNA).
Dont acte, n'en déplaise à certains de leurs compagnons de route déboussolés, mais moyennant à leur décharge le rassérénant proverbe suivant : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
En même temps et quoi qu'il en coûte dans les urnes, il n'est pas interdit de se laisser aller à subodorer d'éventuelles arrière-pensées "tacticiennes" en filigrane de ce double salto arrière.
Qui votera (ou pas) verra...
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